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Le projet
les Arts Décoratifs
Cnap
Centre Pompidou, Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle
Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
 

Le Centre national des arts plastiques

Présentation de l’établissement

Le Centre national des arts plastiques (CNAP), établissement public, est l’un des principaux opérateurs de la politique du ministère de la Culture et de la Communication dans le domaine de l’art contemporain. Acteur culturel et économique, il encourage la scène artistique dans toute sa diversité et accompagne les artistes ainsi que les professionnels par plusieurs dispositifs d’aides et d’allocations. Il acquiert des œuvres d’art pour le compte de l’État inscrites à l'inventaire du fonds national d'art contemporain et assure la diffusion des œuvres en France et à l'étranger. Il met en œuvre la commande publique nationale et il favorise l’accès de tous les publics à l’art contemporain.

La collection

Le CNAP, qui assure la garde, la gestion et la diffusion du fonds national d’art contemporain, est l’héritier de l’un des services de la Division des beaux-arts des sciences et des spectacles, créé en 1791, dont l’objectif est d’acquérir des œuvres d’art aux artistes vivants. Seul le domaine des arts plastiques est alors concerné. Au début du XXe siècle, des achats d’objets d’art (en particulier des céramiques décoratives ou des objets en laque) sont immédiatement mis en dépôt dans les administrations de l’État.

Le gouvernement du Front populaire engage une série de commandes de meubles à des designers célèbres comme André Arbus, Pierre Chareau ou Charlotte Perriand.

Malheureusement, ces mobiliers envoyés en dépôt dans les ambassades ou dans les ministères comme meubles meublants et non comme objets de collection, ont bien souvent disparu. On compte ainsi seulement un peu plus d’un millier d’objets sur les inventaires jusqu’en 1981.Aux côtés des commissions « arts plastiques » et « photographie », qui conseillent l’État dans sa politique d’acquisition, une commission consultative d’achats en « arts décoratifs, création industrielle et métiers d’arts » a été créée à cette même date, dotée d’un budget propre et ayant pour objectif de valoriser tous les champs de création identifiés par son intitulé.

Les acquisitions réalisées s’attachent à toutes les typologies d'objets destinés à l'habitat domestique : meubles, luminaires, audiovisuel, arts ménagers, arts de la table, textiles, mais également équipement de la cuisine et de la salle de bains. Sont aussi pris en compte tous les modes de production : pièces uniques des métiers d'art (céramique, verrerie, orfèvrerie etc.), petites, moyennes ou grandes séries artisanales ou industrielles. La commission veille également à conserver les différents stades de production des objets (dessins, maquettes, prototypes, produits de démonstration, édition, réédition) et à rendre compte de leur insertion dans des contextes plus larges (gammes ou systèmes de produits).

Dès le début, l’État a constitué des ensembles significatifs de designers français, dans un premier temps, parmi lesquels, Philippe Starck, Garouste et Bonetti, François Bauchet, Pierre Charpin, Ronan et Erwan Bouroullec, Radi designers, Matali Crasset, ou encore François Brument, Mathieu Lehanneur, pour la nouvelle génération, et également internationaux, Ettore Sottsass, Alessandro Mendini, Shiro Kuramata, Ron Arad, Jasper Morrison, Borek Sipek, pour ne citer qu'eux.
Les acquisitions peuvent aussi perpétuer la mémoire de grands évènements qui rythment l’actualité comme l’achat, en 2008, d’une partie de l’exposition « SuperNormal (Sensations of the Ordinary) » de Jasper Morisson et Naoto Fukasawa, regroupant une sélection d’objets-phares du design du quotidien contemporain, conçue pour la galerie Axis de Tokyo en 2006, et présentée à la triennale de Milan en 2007.
La politique du ministère de la Culture et de la Communication, mise en œuvre par le CNAP, se distingue également par l’encouragement à l’innovation par le biais de la commande publique permettant ainsi la réalisation de nombreux projets qui rejoignent la collection.
En vingt ans, près de 5000 objets ont ainsi été acquis à plus de 900 « designers », ce qui place la collection de l’État, gérée par le CNAP parmi les toutes premières collections d’Europe.

Destiné à être présenté au public, le fonds vient régulièrement renforcer par des dépôts les départements consacrés aux arts décoratifs et au design des musées de Saint-Étienne, Roubaix, Bordeaux, Lyon, Riom, Bordeaux, et surtout des Arts Décoratifs à Paris.

Le CNAP met aussi les œuvres à disposition des institutions culturelles, en France et à l’étranger, qui en font la demande sous forme de prêts dans le cadre d’expositions temporaires. C’est le cas pour les expositions « Des constructeurs éclectiques » au Centre régional d’art contemporain à Sète, « Living Box » au Fonds régional d’art contemporain Pays de la Loire et « Design, sous quel motif ? » à la biennale internationale de céramique de Vallauris, en 2008, et plus récemment pour « Design à la cour », au Château de Fontainebleau, en 2009.

Certaines expositions sont composées uniquement d’œuvres de la collection et ont donné lieu à des publications spécifiques : « Tours et détours, céramiques contemporaines », plus de 200 pièces au musée de la céramique de Rouen, en 2000 ; « Moins et plus, - & + », regroupant plus de 600 pièces et présentée à Taipeï (2001), Séoul (2002) et Saint-Étienne (2002-2003) ; « Des Designers à Vallauris » à la Villa Noailles, à Hyères, en 2003, ou encore « Sièges de collection », dans le cadre du Salon du Meuble et « Design en stock », 2000 objets au Palais de la Porte Dorée en 2004. Toutes ces opérations contribuent à la diffusion d’une véritable culture du design. Dans la version actuelle du « Portail design », le Centre national des arts plastiques présente l'ensemble des acquisitions réalisées de 1900 à 2007.